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Divine Comedy

En présence du réalisateur Ali Asgari !

En présence du réalisateur Ali Asgari !

À Téhéran, un réalisateur d’art et essai voit son nouveau film interdit de projection par le ministère de la culture. Avec sa productrice, il décide aussitôt d’organiser une séance clandestine, mais rien n’est simple dans la capitale iranienne. Suivant son duo de cinéastes en scooter à travers la ville, Ali Asgari en tire une odyssée à la fois ludique et profondément politique. Dans la lignée de son précédent Chroniques de Téhéran, il signe avec Divine Comedy une satire à l’humour très fin, qui rappelle combien le cinéma et le rire font acte de résistance.


L’humour défie les mollahs

Un réalisateur iranien prénommé Bahram voit son nouveau long-métrage interdit par le ministère de la culture. Accompagné par sa productrice Sadaf, il refuse de se résigner et décide d’organiser une projection clandestine à Téhéran. Les voici donc en route pour trouver une salle de cinéma qui accepte de montrer le film. Mais le régime des mollahs ne leur facilite pas la tâche et les sbires sont partout. Avec Divine Comedy, comédie aussi jubilatoire qu’implacable sélectionnée à la Mostra de Venise, Ali Asgari livre une œuvre révélatrice du système d’oppression en Iran, qui convoque la «Divine Comédie» de Dante Alighieri pour décrire l’enfer absurde que vivent les Iranien·nes.

Prolongeant la poésie incisive du précédent Chroniques de Téhéran, coréalisé avec Alireza Khatami, Ali Asgari en déplace le regard vers l’univers du cinéma lui-même, avec des actrices et acteurs jouant leur propre rôle fictif – dont sa nièce Sadaf Asgari, interdite de tournage. Serti de mises en abyme et de références cinéphiles, de Nanni Moretti à Godard en passant par Matrix, Divine Comedy interroge la place de l’artiste sous la dictature, en écho à la condition des Iranien·nes. Son humour, si fin et faussement léger, montre l’absurdité d’un système où l’arbitraire, la manipulation et la corruption sont devenues la norme. Le film se moque alors des mollahs de manière jouissive: il faut voir les affreux bassidjis et autres gardiens de la révolution médusés face à la chute du régime de Bachar al-Assad pour mesurer combien le cinéma et le rire constituent des armes essentielles contre l’oppression!

Programmation

Grande salle Salle P. Plattner

Dimanche 26 avril

Divine Comedy

vost
98'
16+

Divine Comedy

Ali Asgari

FIFF – Fribourg International Film Festival: Grand Prix

Dès le